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14.06 - 16.09.2018

 

On working and then not working (Travailler et alors ne pas travailler)

 

Exposition personnelle d'Armando Andrade Tudela.

 

Un commissariat d'Elfi Turpin.

 

Vernissage Garden Party le jeudi 14 juin à 19h30.

 

Navette gratuite depuis Art Basel, départ à l'angle de Bleichestrasse et Isteinerstrasse à 19h, retour pour Bâle (via Mulhouse) à 22h30. Réservation : r.neyroud@cracalsace.com

 

 

 

armando
Armando Andrade Tudela
Gold Coast Customs, vue d'exposition, Carl Freedman Gallery, Londres, 2013.

 

 

 

Faire une exposition avec Armando Andrade Tudela, c’est comme se livrer à une opération de trépanation. C’est faire un trou dans la tête et mettre les doigts dedans. C’est ouvrir le travail pour en faire sortir la pression. C’est découper une porte pour ouvrir le système d’un artiste et lui faire emprunter des chemins aventureux. C’est délicat, archaïque, ironique. Se livrer à la trépanation, c’est aussi une façon d’échapper à une forme de bureaucratie de l’exposition qui fixerait des œuvres qu’on voudrait maintenir dans un état critique, avant qu’elles ne basculent dans leurs catégories de sculpture, de peinture, de photographie, de film, d’outil, d’objet, de meuble, d’image, qui mettraient dos à dos, pratique d’atelier et pratique conceptuelle, Nord et Sud, main et tête. La trépanation est une ruse. Il y en a d’autres.

 

Faire une exposition avec Armando Andrade Tudela, c’est travailler et puis ne pas travailler. C’est faire l’expérience de la transition – de ce moment où « le soleil refuse de se coucher, où, non, la terre refuse de tourner afin que le soleil puisse se coucher, oui ». C’est concevoir un espace-temps où les œuvres, pour échapper à la fixité de leur mode d’existence, sont maintenues dans une forme d’ambiguïté, dans un processus de transformation ou d’adaptation à des désirs paradoxaux. Qu’il adresse l’assimilation péruvienne de la modernité, l’empathie européenne, la pression des choses sur le corps ou les traumas de l’académisme, le travail ne cesse alors de se dérober à une lecture univoque, en se soumettant aux regards obliques venant de part et d’autre de l’Océan.

 

E. T., mai 2018.

 

 

On working and then not working (Travailler et alors ne pas travailler) est réalisée en collaboration avec CA2M - Centro de Arte Dos de Mayo, Madrid.