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  • 10.07.11
    visite performance
    de dector & dupuis
  • 15.06.11
    Pour une République
    des rêves

    Vernissage de
    l'exposition
  • 21.06.11

    LES DESSOUS DE LA VIE
    Fête de la musique

  • 14.05.11

    Vampyr
    de C.T. Dreyer

    ciné-concert
    par Untel
    La Nuit des Musées

  • 05.04.11

    Sculpter la
    lumière, sculpter
    la matière

    par Célia Charvet

  • 20.03.11
    L comme lumière
    extrait
    de l'Abécédaire

    par Fabrice Lambert
  • 19 - 20.03.11
    Week-end de l'Art Contemporain

 

 

Le jeudi 14 juin à 19h30

 

Vernissage Garden Party
On Working And Then Not Working (Travailler et alors ne pas travailler)

 

Exposition personnelle d'Armando Andrade Tudela.

 

Un commissariat d'Elfi Turpin.

 

Navette gratuite depuis Art Basel, départ à l'angle de Bleichestrasse et Isteinerstrasse à 19h, retour pour Bâle (via Mulhouse) à 22h30. Réservation : r.neyroud@cracalsace.com

 

 

 

armando
Santiago da Silva, graphisme.

 

 

 

Faire une exposition avec Armando Andrade Tudela, c’est comme se livrer à une opération de trépanation. C’est faire un trou dans la tête et mettre les doigts dedans. C’est ouvrir le travail pour en faire sortir la pression. C’est découper une porte pour ouvrir le système d’un artiste et lui faire emprunter des chemins aventureux. C’est délicat, archaïque, ironique. Se livrer à la trépanation, c’est aussi une façon d’échapper à une forme de bureaucratie de l’exposition qui fixerait des œuvres qu’on voudrait au contraire maintenir dans un état critique, avant qu’elles ne basculent dans leurs catégories de sculpture, de peinture, de photographie, de film, d’outil, de meuble, qui mettraient dos à dos, pratique d’atelier et pratique conceptuelle, Nord et Sud, main et tête. La trépanation est une ruse. Il y en a d’autres.

 

Faire une exposition avec Armando Andrade Tudela, c’est travailler et puis ne pas travailler. C’est faire l’expérience de la transition – de ce moment où « le soleil refuse de se coucher, où, non, la terre refuse de tourner afin que le soleil puisse se coucher, oui »*. C’est concevoir un espace-temps où les œuvres, pour échapper à la fixité de leur mode d’existence, sont maintenues dans une forme d’ambiguïté, dans un processus de transformation ou d’adaptation à des désirs paradoxaux. Qu’il adresse la modernité péruvienne, l’empathie européenne, la pression des choses sur le corps ou les traumas de l’académisme, le travail ne cesse alors de se dérober à une lecture univoque, en se soumettant aux regards obliques venant de part et d’autre de l’Océan.

 

E. T., mai 2018.

 

* Alan Dugan, Poems Seven: New Poems and Complete Poetry, Seven Stories Press, NYC, 2001.

 

 

 

On Working And Then Not Working (Travailler et alors ne pas travailler) est réalisée en collaboration avec CA2M - Centro de Arte Dos de Mayo (Madrid) qui en proposera le 22 février 2019 une seconde itération commissariée par Daniel Steegmann Mangrané et accompagnée d’une publication.